0 leçon(s) poinçonnée(s) sur 12 — la progression reste dans votre navigateur.
Une plus-value réalisée sur un compte-titres ordinaire relève par défaut du PFU de 30 % en 2026, alors qu’une plus-value latente n’est pas encore imposée. Lire correctement votre relevé de compte-titres vous permet de distinguer ce que vous avez versé, la valeur actuelle de vos titres et le résultat réellement acquis.
Repérer la quantité et le PRU sur un relevé de compte-titres
Chaque ligne de portefeuille correspond à un titre financier : action, obligation, part de fonds ou ETF. Le libellé indique son nom. Le code ISIN permet de l’identifier sans ambiguïté. Ce code reste utile lorsque plusieurs titres portent des noms proches ou existent dans différentes devises.
La quantité indique le nombre de titres détenus. Elle résulte des achats, des ventes et de certaines opérations sur titres. Un regroupement d’actions, une division du nominal ou une attribution gratuite modifie la quantité sans correspondre à un nouvel investissement.
Le PRU, ou prix de revient unitaire, représente le coût moyen d’acquisition d’un titre. Il ne correspond pas forcément au cours de votre dernier achat. Après plusieurs achats à des prix différents, la banque recalcule une moyenne pondérée. Selon la présentation du relevé en 2026, les frais de courtage sont intégrés au PRU ou affichés séparément. Le document fiscal annuel sert de référence pour contrôler le calcul retenu lors d’une vente.
Le PRU répond à une question simple : combien chaque titre encore détenu vous a-t-il coûté en moyenne ?

Exemple de calcul du prix de revient unitaire
Le 8 janvier 2026, vous achetez 20 actions à 40 €, soit 800 €. Le 12 février 2026, vous achetez 10 actions à 46 €, soit 460 €. Les frais cumulés atteignent 12 € en 2026. Votre coût total est donc de 1 272 € pour 30 actions. Le PRU frais inclus s’établit à 42,40 €.
| Élément | Valeur de l’exemple en 2026 |
|---|---|
| Quantité détenue | 30 actions |
| Montant des achats | 1 260 € |
| Frais d’achat | 12 € |
| Coût total | 1 272 € |
| PRU frais inclus | 42,40 € |
Une vente partielle réduit la quantité détenue. Elle ne transforme pas le prix payé pour les titres restants selon la méthode habituelle du prix moyen pondéré. Vérifiez toutefois la méthode précisée par votre établissement en 2026, notamment après un transfert de portefeuille ou une opération sur titres.
Comprendre la valorisation et la plus-value latente
La valorisation correspond à la quantité multipliée par le dernier cours retenu. Elle donne une estimation de la valeur de marché de la ligne. Pour une action cotée à Paris, le relevé peut utiliser le dernier cours disponible, le cours de clôture ou une cotation différée.
Euronext Paris est ouverte de 9 h 00 à 17 h 30 en 2026, puis un fixing de clôture intervient à 17 h 35 en 2026. Une valorisation consultée le soir repose généralement sur ce cours de clôture. Hors séance, le montant affiché ne bouge plus, même si une information nouvelle modifie les intentions des acheteurs et des vendeurs.
La plus-value latente mesure l’écart entre la valorisation et le coût d’acquisition des titres encore détenus. Elle reste théorique tant que vous ne vendez pas. Une moins-value latente suit la même logique lorsque le cours est inférieur au PRU. Les frais de vente futurs et la fiscalité ne sont généralement pas déduits de l’indicateur affiché.
Exemple de lecture d’une ligne valorisée
Le 18 mars 2026, vos 30 actions affichent un cours de 47,20 €. Leur valorisation atteint 1 416 €. Avec un coût total de 1 272 €, la plus-value latente s’élève à 144 €, soit 11,32 % en 2026.
Si les titres sont vendus à ce prix sur un compte-titres ordinaire, le gain devient réalisé. En retenant uniquement un PFU de 30 % en vigueur en 2026, une plus-value imposable de 144 € laisserait 100,80 € après impôt et prélèvements sociaux. Ce calcul simplifié ne tient pas compte des frais de vente, des moins-values reportables ni d’une éventuelle option pour le barème de l’impôt sur le revenu.
Lire les mouvements et le solde espèces
Le relevé de compte-titres présente les positions détenues, mais aussi les mouvements. Ceux-ci expliquent le passage d’un relevé au suivant. Vous y trouvez les achats, les ventes, les dividendes, les frais, les taxes, les remboursements et les opérations sur titres.
Le compte-titres fonctionne avec un compte espèces associé. Un achat débite ce solde. Une vente le crédite après son règlement-livraison. Pour les actions européennes, le délai standard reste de deux jours ouvrés, soit T+2, en 2026. La date d’exécution et la date de règlement ne doivent donc pas être confondues.
- Achat : augmentation de la quantité et diminution du solde espèces.
- Vente : diminution de la quantité et crédit du produit net de cession.
- Dividende : versement d’un revenu, diminué des prélèvements appliqués.
- Frais : courtage, droits de garde éventuels ou frais liés à une opération.
- Opération sur titres : attribution, échange, regroupement ou détachement de droits.
Exemple de rapprochement entre titres et espèces
Le lundi 18 mai 2026, un ordre d’achat de 10 actions est exécuté à 52 €, pour un montant de 520 €. Les frais sont de 3 € en 2026. Le compte espèces doit afficher un débit total de 523 €. Avec un règlement à T+2 en 2026, la date de dénouement attendue est le mercredi 20 mai 2026, hors incident de marché.
Si le relevé indique seulement 8 actions après cette opération, consultez l’avis d’exécution. L’ordre a peut-être été partiellement exécuté. Si le débit espèces diffère de 523 €, contrôlez les frais, une éventuelle taxe et la devise de cotation. Pour un titre étranger, le taux de change ajoute un écart entre le montant négocié et le montant réellement débité en euros.

Vérifier qu’un ordre de Bourse a été correctement exécuté
La saisie d’un ordre ne prouve pas son exécution. Un ordre peut rester en attente, expirer ou n’être servi que sur une partie de la quantité demandée. Le statut doit indiquer exécuté ou exécuté partiellement. L’avis d’opéré, aussi appelé avis d’exécution, détaille ensuite la transaction.
Comparez cet avis avec l’ordre initial. Contrôlez le sens de l’opération, le titre, le code ISIN, la quantité, le type d’ordre, la limite éventuelle, la date, l’heure, le prix moyen et les frais. Pour un ordre à cours limité, aucun achat ne doit être exécuté au-dessus de votre limite. En revanche, la limite ne garantit pas que l’ordre sera servi.
Exemple d’un ordre exécuté en plusieurs fois
Le 22 juin 2026, vous transmettez un ordre d’achat de 25 actions avec une limite de 44 €. Une première exécution porte sur 10 actions à 43,90 €. Une seconde porte sur 15 actions à 44 €. Le montant négocié atteint 1 099 € et le prix moyen d’exécution ressort à 43,96 € en 2026.
Avec 4 € de frais en 2026, le débit espèces attendu est de 1 103 €. Le PRU frais inclus de cette nouvelle ligne atteint 44,12 € en 2026. Les deux exécutions respectent la limite fixée à 44 €, même si le relevé n’affiche ensuite qu’un seul prix moyen.
Un écart entre le cours vu à l’écran et le prix exécuté n’est pas automatiquement une erreur. Le carnet d’ordres évolue en continu, tandis qu’un ordre au marché privilégie l’exécution plutôt que la maîtrise du prix.
En cas d’écart, conservez l’accusé de réception de l’ordre et l’avis d’exécution. Comparez aussi l’heure de transmission avec les horaires de séance. En 2026, un ordre envoyé après 17 h 30 à Paris attend généralement la séance suivante, sauf règle particulière liée au type d’ordre ou au marché concerné.
À retenir avant la leçon 9
- La quantité indique ce que vous détenez. Avec 12 actions en portefeuille au 30 juin 2026, toute valorisation doit être calculée sur ces 12 titres.
- Le PRU mesure votre coût moyen. Un PRU de 35 € pour 12 actions représente un coût de 420 € en 2026, sous réserve de la présentation des frais.
- La plus-value latente n’est pas encaissée. Avec un cours de 37,50 € au 30 juin 2026, la valorisation atteint 450 € et le gain latent atteint 30 €.
- L’avis d’exécution valide l’ordre. Pour un achat limité à 38 € en 2026, vérifiez la quantité servie, un prix inférieur ou égal à 38 €, les frais et le débit du compte espèces.
Sur la même bande · Apprendre
- Leçon 9 · Les taux d'intérêt : BCE, Fed, et pourquoi ils font bouger la bourse et les livrets
- Leçon 3 · Le CAC 40 : comment l'indice se calcule et pourquoi il monte ou descend
- Leçon 4 · PEA, compte-titres, assurance vie : quelle enveloppe ouvrir en premier
- Leçon 7 · Les frais réels d'un ordre : courtage, TTF, droits de garde
- Apprendre la bourse — le dossier complet
- Calculatrice PEA — l’outil



