Livret A : 1,70 % depuis le 1er août, plafond 22 950 €Un ordre à cours limité ne s’exécute jamais au-dessus du prix que vous avez écritPEA : après 5 ans, les gains ne paient plus que 17,2 % de prélèvements sociauxÉpargne salariale : le déblocage anticipé est possible en cas d’achat de la résidence principaleLa séance de Paris ouvre à 9 h 00 et se ferme au fixing de 17 h 35Un dividende détaché fait baisser le cours du même montant le jour mêmeLivret A : 1,70 % depuis le 1er août, plafond 22 950 €Un ordre à cours limité ne s’exécute jamais au-dessus du prix que vous avez écritPEA : après 5 ans, les gains ne paient plus que 17,2 % de prélèvements sociauxÉpargne salariale : le déblocage anticipé est possible en cas d’achat de la résidence principaleLa séance de Paris ouvre à 9 h 00 et se ferme au fixing de 17 h 35Un dividende détaché fait baisser le cours du même montant le jour même
Le Carnet du premier ordre 19 €
CAC 40 8 123,41 -0,19 %ACCOR 46,05 -1,27 %AIR LIQUIDE 168,18 +0,51 %AIRBUS 195,02 +0,22 %ARCELORMITTAL 63,38 -0,69 %AXA 43,21 -1,59 %BNP PARIBAS 100,20 -1,09 %BOUYGUES 43,25 -0,83 %BUREAU VERITAS 27,19 -2,19 %CAPGEMINI 106,10 -0,19 %CARREFOUR 16,17 -1,43 %CRÉDIT AGRICOLE 18,04 -0,44 %DANONE 60,32 -0,95 %DASSAULT SYSTÈMES 21,21 +1,10 %EDENRED 27,68 -1,11 %ENGIE 23,64 -0,67 %ESSILORLUXOTTICA 149,95 +3,77 %EUROFINS SCIENTIFIC 76,16 -3,55 %HERMÈS 1 349,50 -0,41 %KERING 227,30 -2,03 %L’ORÉAL 380,50 -2,31 %LEGRAND 138,15 -1,64 %LVMH 396,90 -1,26 %MICHELIN 33,65 -0,97 %ORANGE 14,06 -2,33 %PERNOD RICARD 59,60 -1,72 %PUBLICIS 97,54 +0,06 %RENAULT 26,60 -2,42 %SAFRAN 336,00 +1,20 %SAINT-GOBAIN 70,64 -0,81 %SANOFI 73,11 -1,72 %SCHNEIDER ELECTRIC 293,35 -0,56 %SOCIÉTÉ GÉNÉRALE 72,25 +0,08 %STELLANTIS 4,14 -1,95 %STMICROELECTRONICS 46,11 -1,05 %TELEPERFORMANCE 73,70 +5,14 %THALES 238,70 +1,10 %TOTALENERGIES 79,62 +1,88 %UNIBAIL-RODAMCO-WESTFIELD 92,56 -2,55 %VEOLIA 31,30 -0,82 %VINCI 110,90 -1,25 %CAC 40 8 123,41 -0,19 %ACCOR 46,05 -1,27 %AIR LIQUIDE 168,18 +0,51 %AIRBUS 195,02 +0,22 %ARCELORMITTAL 63,38 -0,69 %AXA 43,21 -1,59 %BNP PARIBAS 100,20 -1,09 %BOUYGUES 43,25 -0,83 %BUREAU VERITAS 27,19 -2,19 %CAPGEMINI 106,10 -0,19 %CARREFOUR 16,17 -1,43 %CRÉDIT AGRICOLE 18,04 -0,44 %DANONE 60,32 -0,95 %DASSAULT SYSTÈMES 21,21 +1,10 %EDENRED 27,68 -1,11 %ENGIE 23,64 -0,67 %ESSILORLUXOTTICA 149,95 +3,77 %EUROFINS SCIENTIFIC 76,16 -3,55 %HERMÈS 1 349,50 -0,41 %KERING 227,30 -2,03 %L’ORÉAL 380,50 -2,31 %LEGRAND 138,15 -1,64 %LVMH 396,90 -1,26 %MICHELIN 33,65 -0,97 %ORANGE 14,06 -2,33 %PERNOD RICARD 59,60 -1,72 %PUBLICIS 97,54 +0,06 %RENAULT 26,60 -2,42 %SAFRAN 336,00 +1,20 %SAINT-GOBAIN 70,64 -0,81 %SANOFI 73,11 -1,72 %SCHNEIDER ELECTRIC 293,35 -0,56 %SOCIÉTÉ GÉNÉRALE 72,25 +0,08 %STELLANTIS 4,14 -1,95 %STMICROELECTRONICS 46,11 -1,05 %TELEPERFORMANCE 73,70 +5,14 %THALES 238,70 +1,10 %TOTALENERGIES 79,62 +1,88 %UNIBAIL-RODAMCO-WESTFIELD 92,56 -2,55 %VEOLIA 31,30 -0,82 %VINCI 110,90 -1,25 %
Clôture · 23 Sep · 16h17

Dossier · Épargne

Assurance vie : fiscalité, succession, rachat et ce que dit vraiment le contrat

En 2026, un contrat d’assurance vie de plus de 8 ans ouvre droit à un abattement annuel de 4 600 € sur les gains retirés, porté à 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Derrière cet avantage, le rendement réel dépend aussi des supports, des frais, du mode de rachat et des mots inscrits dans la clause bénéficiaire.

Relevé 23/09/2026 · 16h17
Le parapluie de bandes de l’assurance vie

Comment fonctionne un contrat d’assurance vie en 2026 ?

L’assurance vie est une enveloppe d’épargne. Vous versez de l’argent sur un contrat, puis vous choisissez les supports sur lesquels il sera investi. Le capital reste disponible tant que le contrat n’est pas nanti ou qu’un bénéficiaire acceptant ne bloque pas certaines opérations.

Votre argent ne reste donc pas sur un simple compte bancaire. Il est réparti entre un fonds en euros, des unités de compte, ou les deux. Cette répartition détermine le niveau de risque, le potentiel de rendement et les frais supportés.

Le fonds en euros et la garantie du capital

Le fonds en euros offre une garantie du capital selon les conditions du contrat. Cette garantie est parfois exprimée nette de frais de gestion et non sur 100 % des sommes versées. Avec 2 % de frais sur versement en 2026, un dépôt de 10 000 € commence ainsi avec 9 800 € réellement investis.

Les intérêts annuels du fonds en euros bénéficient généralement d’un effet cliquet. Une fois crédités, ils s’ajoutent au capital garanti. Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont en principe prélevés chaque année sur ces intérêts en 2026.

Un rendement annoncé à 2,50 % pour l’année 2025 correspond à un taux avant prélèvements sociaux et, selon la présentation du contrat, net de frais de gestion. Sur 10 000 €, un gain brut de 250 € laisse environ 207 € après 17,2 % de prélèvements sociaux, hors fiscalité liée à un éventuel rachat.

Les unités de compte et le risque de perte

Les unités de compte donnent accès à des fonds d’actions, des obligations, de l’immobilier collectif, des supports monétaires ou des fonds diversifiés. Leur valeur évolue à la hausse comme à la baisse. L’assureur garantit le nombre d’unités détenues, pas leur valeur en euros.

Une unité de compte achetée 100 € et valorisée 82 € au moment du rachat matérialise une baisse de 18 %. La diversification réduit la dépendance à un actif unique, sans supprimer le risque de perte. Un horizon de 8 ans ne constitue pas non plus une garantie de rendement.

Gestion libre ou gestion pilotée

En gestion libre, vous choisissez chaque support et réalisez vos arbitrages. En gestion pilotée, un mandat définit une allocation selon un profil prudent, équilibré ou dynamique. En 2026, ce service ajoute souvent des frais annuels ou utilise des supports déjà chargés en frais internes.

Le document contractuel doit préciser la fréquence des arbitrages, leur coût, la part minimale d’unités de compte et les conditions d’accès au fonds en euros. Certains contrats imposent 30 %, 40 % ou 50 % d’unités de compte pour chaque nouveau versement. Cette contrainte change profondément le niveau de risque.

Frais, rendement et contrats proposés par les banques

Le rendement affiché ne suffit pas pour juger un contrat. Les frais réduisent le capital investi et se répètent parfois chaque année. Une différence annuelle de 0,50 point devient sensible sur une détention longue.

  • Frais sur versement : prélevés à chaque dépôt, avec des taux contractuels parfois proches de 2 % à 4 % en 2026.
  • Frais de gestion du fonds en euros : généralement intégrés au rendement annuel publié.
  • Frais de gestion des unités de compte : souvent compris entre 0,50 % et 1 % par an en 2026, auxquels s’ajoutent les frais propres aux fonds.
  • Frais d’arbitrage : facturés lors d’un changement de support sur certains contrats.
  • Frais de mandat : liés à la gestion pilotée, selon la tarification retenue.
  • Frais de sortie : devenus rares sur les contrats individuels, mais à vérifier dans les conditions générales.

Exemple : vous versez 20 000 € avec 3 % de frais d’entrée en 2026. Seuls 19 400 € travaillent. Avec une performance brute de 3 % et 0,80 % de frais annuels, le rendement avant fiscalité tombe autour de 2,20 %, sans compter les frais internes des unités de compte.

Contrat bancaire ou contrat en ligne : les écarts à examiner

Les contrats distribués en agence offrent un interlocuteur physique et un accompagnement lors de la souscription. Ils présentent aussi, selon les réseaux, des frais sur versement et une sélection de supports plus limitée. Les fonds en euros servis par les contrats bancaires se situent fréquemment dans une zone de 2 % à 3 % au titre de 2025, avant prélèvements sociaux et sous réserve des conditions de bonus.

Les contrats souscrits en ligne affichent souvent 0 % de frais sur versement en 2026 et des frais de gestion réduits. Ils proposent parfois davantage d’unités de compte. Un catalogue étendu n’améliore pourtant pas automatiquement la qualité de l’allocation. La solidité de l’assureur, les frais totaux, la qualité des supports et la facilité de rachat restent les critères concrets.

Point comparé Contrat bancaire classique Contrat en ligne
Frais sur versement en 2026 Souvent de 1 % à 4 %, parfois négociables Souvent 0 %
Frais annuels sur unités de compte Souvent proches de 0,80 % à 1 % Souvent proches de 0,50 % à 0,80 %
Accompagnement Rendez-vous en agence Parcours autonome et assistance à distance
Choix de supports Gamme parfois centrée sur les fonds du groupe Gamme souvent plus large
Fonds en euros Accès parfois sans contrainte d’unités de compte Conditions d’accès ou bonus selon l’allocation

Un rendement de 3 % ne compense pas immédiatement 3 % de frais sur versement. Avant de comparer deux contrats en 2026, regardez le capital réellement investi, puis les frais annuels appliqués à chaque support.

Fiscalité de l’assurance vie lors d’un rachat

La fiscalité assurance vie ne s’applique pas à chaque hausse de valeur. Tant que vous ne retirez rien, les gains restent logés dans le contrat sans impôt sur le revenu. Lors d’un rachat, seule la part de gain incluse dans la somme retirée est imposable. Le capital versé n’est pas taxé une seconde fois.

La part taxable suit une règle proportionnelle. Elle correspond au montant du rachat multiplié par le rapport entre les gains du contrat et sa valeur totale au jour du retrait.

Exemple de calcul de la part imposable

Vous avez versé 40 000 €. En 2026, le contrat vaut 50 000 €, soit 10 000 € de gains. Vous retirez 5 000 €. La part de gain comprise dans ce rachat est de 1 000 €, car les gains représentent 20 % de la valeur du contrat. Les 4 000 € restants correspondent à une restitution de capital.

Un retrait de 5 000 € n’entraîne donc pas une imposition sur 5 000 €. La base fiscale atteint seulement 1 000 € dans cet exemple. Le calcul définitif figure sur l’imprimé fiscal transmis après le rachat.

Rachat avant 8 ans

Pour les gains attachés aux primes versées depuis le 27 septembre 2017, le prélèvement forfaitaire unique atteint 30 % en 2026. Il comprend 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.

Sur une part de gain taxable de 1 000 €, la charge globale atteint 300 € au PFU en 2026, sous réserve des prélèvements sociaux déjà acquittés sur le fonds en euros. Vous recevez alors le capital retiré, diminué de la retenue éventuellement opérée par l’assureur.

Vous gardez la possibilité d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option concerne l’ensemble des revenus mobiliers soumis au PFU pour l’année fiscale, et non le seul rachat d’assurance vie. Elle mérite un calcul global lorsque votre tranche d’imposition est nulle ou faible.

Rachat après 8 ans et abattement annuel

Après 8 ans, les gains retirés bénéficient en 2026 d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Cet abattement concerne l’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus.

Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, le taux d’impôt est de 7,5 % lorsque l’encours de primes concerné ne dépasse pas 150 000 € par assuré, tous contrats confondus. Avec les prélèvements sociaux de 17,2 %, le taux global atteint alors 24,7 % sur la fraction taxable après abattement.

Au-delà du seuil de 150 000 € de primes, une partie des gains relève du taux de 12,8 % d’impôt sur le revenu. Le calcul devient proportionnel entre la fraction au taux de 7,5 % et celle au taux de 12,8 %. L’ancienneté du contrat ne transforme donc pas tous les retraits en opérations exonérées.

Exemple : une personne seule retire en 2026 une somme comprenant 6 000 € de gains sur un contrat de plus de 8 ans. L’abattement de 4 600 € ramène la base soumise à l’impôt à 1 400 €. Au taux de 7,5 %, l’impôt atteint 105 €. Les prélèvements sociaux restent calculés sur les gains selon leur régime et les montants déjà prélevés.

Les versements réalisés avant le 27 septembre 2017 conservent des règles propres, avec un prélèvement forfaitaire libératoire variable selon l’ancienneté. Un contrat ancien alimenté à plusieurs dates comprend donc plusieurs compartiments fiscaux. Le relevé de l’assureur distingue ces compartiments lors du rachat.

Le calcul d’un rachat

Rachat d’assurance vie après 8 ans : ce qui reste après l’abattement

Rachat de 10 000 € avant 8 ans
Part de gains (30 %)
3 000 €
Impôt 12,8 %
384 €
Prélèvements sociaux 17,2 %
516 €
Net perçu
9 100 €
Rachat de 10 000 € après 8 ans
Part de gains (30 %)
3 000 €
Abattement
4 600 €
Impôt
0 €
Prélèvements sociaux 17,2 %
516 €
Net perçu
9 484 €

Exemple pour un contrat dont 30 % de la valeur sont des gains, pour une personne seule, versements inférieurs à 150 000 €.

Rachat partiel, rachat total ou avance : trois effets différents

Le rachat partiel maintient le contrat ouvert

Le rachat partiel consiste à retirer une partie de l’épargne. Le contrat continue d’exister et conserve son ancienneté fiscale. Cette solution convient à un besoin ponctuel de liquidités ou à la mise en place de revenus réguliers.

Des rachats partiels programmés de 500 € par mois représentent 6 000 € retirés sur l’année 2026. Chaque retrait comprend une part de capital et une part de gain. Sur un contrat de plus de 8 ans, le cumul annuel des gains retirés doit être rapproché de l’abattement de 4 600 € ou 9 200 €.

Un retrait important modifie aussi l’allocation du contrat. Si le rachat est effectué proportionnellement sur tous les supports, l’exposition aux unités de compte diminue. Si vous désignez un support précis, le niveau de risque restant change.

Le rachat total ferme le contrat

Le rachat total met fin au contrat. Tous les supports sont vendus, les gains sont calculés et la clause bénéficiaire cesse de produire ses effets. Vous perdez aussi l’ancienneté fiscale acquise.

Fermer un contrat ouvert en 2012 pour replacer les fonds sur un nouveau contrat en 2026 remet le compteur fiscal à zéro. Une alternative consiste à conserver l’ancien contrat avec un montant réduit et à ouvrir une nouvelle enveloppe moins chargée en frais. Le choix dépend des minimums contractuels, de la qualité des supports et du coût de maintien.

L’avance ne constitue pas un retrait

L’avance est un prêt accordé par l’assureur et garanti par la valeur du contrat. Elle n’entraîne pas de fiscalité immédiate en 2026 puisque l’épargne n’est pas retirée. Le contrat reste investi et conserve son antériorité.

L’avance porte toutefois un taux d’intérêt. Son montant maximal et sa durée figurent dans le règlement général des avances. Si elle n’est pas remboursée, l’assureur la déduit du capital au dénouement du contrat ou la transforme selon les modalités prévues.

Une avance de 10 000 € facturée 4,50 % représente 450 € d’intérêts sur une année pleine en 2026. Elle n’a de sens que si son coût, sa durée et le rendement attendu du contrat justifient le maintien de l’épargne investie.

Assurance vie et succession : les règles avant et après 70 ans

Au décès de l’assuré, les capitaux sont versés aux bénéficiaires désignés. Ils suivent un régime distinct selon l’âge de l’assuré lors des versements. La date d’ouverture du contrat compte moins que la date à laquelle chaque prime a été versée.

Versements réalisés avant 70 ans

Pour les primes versées avant le 70e anniversaire, chaque bénéficiaire dispose en 2026 d’un abattement de 152 500 € sur les capitaux reçus, tous contrats du même assuré confondus. La fraction taxable est ensuite soumise à un prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 € par bénéficiaire, puis de 31,25 % au-delà.

Un assuré verse 300 000 € avant 70 ans et désigne deux enfants à parts égales. En supposant un capital transmis de 300 000 € en 2026, chacun reçoit 150 000 €. Chaque part reste sous l’abattement de 152 500 €, donc aucun prélèvement spécifique n’est dû au titre de ce régime.

Avec un seul bénéficiaire recevant 250 000 €, la base après abattement atteint 97 500 €. Le prélèvement de 20 % représente alors 19 500 € en 2026, hors situation particulière du bénéficiaire.

Versements réalisés après 70 ans

Pour les primes versées après 70 ans, l’abattement atteint 30 500 € au total en 2026. Il est partagé entre tous les bénéficiaires et tous les contrats du défunt. Au-delà, les primes entrent dans l’actif successoral selon le lien de parenté.

Les gains générés par ces versements restent hors droits de succession. Si 80 000 € ont été versés après 70 ans et que le contrat vaut 100 000 € au décès, les 20 000 € de gains ne sont pas intégrés à la base successorale. Après l’abattement global de 30 500 €, 49 500 € de primes suivent les règles ordinaires de succession.

Le conjoint survivant et le partenaire de Pacs sont exonérés de droits de succession en 2026. L’assurance vie garde néanmoins un intérêt pour leur transmettre rapidement un capital et organiser la répartition entre plusieurs bénéficiaires.

Des primes manifestement exagérées au regard de l’âge, du patrimoine, des revenus et de l’utilité du contrat risquent d’être réintégrées à la succession. Aucune limite légale fixe, exprimée en pourcentage du patrimoine, ne tranche cette question en 2026. L’analyse repose sur les circonstances au moment de chaque versement.

Clause bénéficiaire : les formulations qui changent la transmission

La clause bénéficiaire indique qui recevra le capital au décès. La formule standard vise souvent le conjoint, à défaut les enfants nés ou à naître, vivants ou représentés, puis les héritiers. Elle ne correspond pas à toutes les situations familiales.

Le terme « conjoint » désigne généralement l’époux marié au jour du décès. Il ne vise pas automatiquement le concubin. Un partenaire de Pacs doit être nommé ou désigné sans ambiguïté. Après une séparation, une clause nominative non modifiée risque encore de favoriser un ancien partenaire.

Les erreurs classiques à éviter

  • Nommer une personne sans solution de remplacement : si elle décède avant l’assuré, le capital risque de revenir à la succession.
  • Oublier la représentation : sans cette précision, les enfants d’un bénéficiaire décédé ne prennent pas toujours sa place.
  • Employer une qualité devenue inexacte : conjoint, partenaire ou concubin ne produisent pas les mêmes effets en 2026.
  • Répartir des pourcentages qui ne totalisent pas 100 % : l’assureur devra interpréter ou demander une régularisation.
  • Ne pas identifier un bénéficiaire nominatif : nom, prénoms, date et lieu de naissance réduisent le risque d’homonymie.
  • Ignorer les décès successifs : une clause sans bénéficiaire de second rang devient fragile.

Une clause prévoyant « mes deux enfants, par parts égales, vivants ou représentés » organise une répartition par branche. Si l’un des enfants décède avant l’assuré en laissant deux descendants, sa moitié revient à ses propres enfants, sous réserve de la rédaction exacte retenue.

Le démembrement de la clause sépare l’usufruit et la nue-propriété. Le conjoint reçoit souvent un quasi-usufruit sur les capitaux, tandis que les enfants disposent d’une créance de restitution. Cette organisation exige une rédaction adaptée, une traçabilité des fonds et une cohérence avec le reste de la succession.

Un bénéficiaire qui accepte formellement le bénéfice du contrat acquiert des droits renforcés. Après cette acceptation, un rachat, une avance ou une modification de clause exige généralement son accord. Une acceptation ne doit donc pas être traitée comme une simple formalité.

Quand l’assurance vie n’est pas le bon outil

L’assurance vie répond à plusieurs objectifs, mais elle ne remplace pas une épargne de précaution immédiatement lisible. Pour une somme destinée aux dépenses des prochains mois, le Livret A et le LDDS offrent en 2026 un taux de 1,70 %, sans impôt ni prélèvements sociaux. Leurs plafonds respectifs atteignent 22 950 € et 12 000 €.

Un épargnant éligible au LEP bénéficie d’un taux de 2,70 % en 2026, dans la limite de 10 000 €. Pour 2 000 € à garder disponibles, ce livret présente souvent un cadre plus simple qu’un contrat d’assurance vie chargé en frais et exposé à un délai de rachat.

L’assurance vie convient mal à un projet prévu dans un ou deux ans lorsque le contrat impose des unités de compte. Une baisse de marché au moment du retrait entraîne une perte, même si l’objectif initial était prudent. Le fonds en euros limite ce risque, mais son rendement net doit être comparé aux livrets réglementés et aux frais du contrat.

Pour investir principalement en actions européennes sur une longue durée, le PEA offre une enveloppe dédiée avec un plafond de versements de 150 000 € en 2026. Après 5 ans, les gains retirés sont exonérés d’impôt sur le revenu, tandis que les prélèvements sociaux restent dus. L’assurance vie conserve une gamme de supports plus large et des règles successorales distinctes, mais ses frais annuels sont souvent supérieurs.

Pour préparer la retraite et réduire le revenu imposable, le PER autorise en 2026 une déduction des versements dans la limite de 10 % des revenus professionnels, avec un plafond indiqué de 37 094 €. En contrepartie, l’épargne reste en principe bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage prévus. L’assurance vie reste plus souple pour les retraits, sans déduction fiscale à l’entrée.

Un PEL ouvert en 2025 sert un taux contractuel brut de 1,75 %. Il répond à une logique d’épargne logement et de taux fixé à l’ouverture. Sa comparaison avec un fonds en euros doit intégrer la fiscalité, les frais, la garantie et la durée prévue.

Enfin, un contrat ancien rempli de frais n’a pas à être conservé uniquement pour son âge fiscal. Son antériorité possède une valeur après 8 ans, mais un rendement faible, 3 % de frais sur chaque versement et une gamme réduite amputent durablement le résultat. Vous pouvez limiter les nouveaux versements, conserver une somme minimale sur l’ancien contrat et orienter l’épargne future vers une enveloppe adaptée à votre horizon.

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