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En 2026, la taxe sur les transactions financières prélève à elle seule 0,4 % sur certains achats d’actions françaises, soit 8 € pour un ordre de 2 000 €. Le prix affiché avant validation ne raconte donc qu’une partie du coût réel de votre placement.
Comment calculer les frais de courtage en Bourse
Les frais de courtage en Bourse rémunèrent l’intermédiaire qui transmet et exécute votre ordre. Ils s’appliquent à l’achat comme à la vente. Leur mode de calcul dépend du tarif de votre banque ou de votre courtier.
Un courtage fixe facture le même montant dans une tranche donnée. Un tarif de 4 € par ordre reste ainsi identique pour un achat de 500 € ou de 2 000 € en 2026. Son poids relatif baisse lorsque le montant investi augmente : 4 € représentent 0,80 % de 500 €, mais seulement 0,20 % de 2 000 €.
Un courtage proportionnel correspond à un pourcentage de l’ordre. Avec un tarif de 0,50 % en 2026, un achat de 500 € coûte 2,50 € et un achat de 2 000 € coûte 10 €. Certains établissements ajoutent un minimum de perception. Un tarif de 0,30 % avec un minimum de 5 € facture donc 5 € sur un ordre de 1 000 €, au lieu des 3 € issus du simple calcul.
Le bon tarif ne se juge pas sur le prix d’un ordre isolé. Il se mesure sur votre montant habituel, votre fréquence d’investissement et les marchés utilisés.
Sur un PEA, les frais d’un ordre passé en ligne sont plafonnés à 0,50 % du montant en 2026. Ils atteignent au maximum 10 € pour un ordre de 2 000 €. Le plafond passe à 1,20 % lorsque l’opération n’est pas réalisée en ligne. La TTF reste distincte de ce plafonnement.
Le niveau du CAC 40 ne modifie pas directement le courtage. Si l’indice affiche, par exemple, 8 000 points pendant une séance de 2026, vous ne payez pas 8 000 €. Les frais reposent sur le montant des actions ou du fonds acheté. L’écart entre le prix acheteur et le prix vendeur, appelé spread, constitue aussi un coût d’exécution, même s’il n’apparaît pas comme une ligne facturée.

TTF à 0,4 % : les achats concernés en 2026
La taxe sur les transactions financières, ou TTF, s’élève à 0,4 % en 2026. Elle vise les acquisitions d’actions de sociétés françaises cotées dont la capitalisation boursière dépasse 1 milliard d’euros au 1er décembre de l’année précédente. La liste des entreprises concernées est actualisée chaque année.
Pour un achat de 2 000 € portant sur une action éligible en 2026, la taxe atteint 8 €. Avec 4 € de courtage, le débit total s’élève à 2 012 €. Le placement doit ensuite progresser de 0,60 % pour compenser ces deux coûts d’entrée, avant même les frais liés à une future vente.
La TTF frappe les achats, mais pas les ventes. Elle est calculée sur la position nette acheteuse de la journée. Si vous achetez 100 actions puis en revendez 40 le même jour en 2026, la taxe repose sur les 60 actions conservées, sous réserve des modalités opérationnelles appliquées par l’intermédiaire.
L’achat de parts d’un ETF n’entre pas dans l’assiette de la TTF française de 0,4 %, même lorsque le fonds réplique le CAC 40 et détient des actions françaises taxables. Les actions étrangères ne sont pas concernées par cette taxe française, mais d’autres prélèvements locaux existent selon le marché.
Exemple en 2026 : un ordre de 2 000 € sur une grande société française éligible supporte 8 € de TTF. Un ordre du même montant sur un ETF CAC 40 ne supporte pas cette taxe. Le courtage prévu par le barème reste dû dans les deux cas.
Droits de garde et frais de change : les coûts après l’ordre
Les droits de garde rémunèrent la conservation administrative des titres. Ils sont souvent prélevés une fois par an. Une banque traditionnelle combine parfois un pourcentage de la valeur du portefeuille, un minimum annuel et un montant par ligne. Une ligne correspond à une valeur détenue : une action, un ETF ou un fonds.
Avec un portefeuille de 10 000 € facturé à 0,25 % par an et 5 € par ligne en 2026, huit lignes entraînent 25 € de frais proportionnels et 40 € de frais par ligne. La facture annuelle atteint alors 65 €, soit 0,65 % du portefeuille. Cette charge revient même si vous ne passez aucun ordre.
Certains tarifs exonèrent les titres ou les fonds commercialisés par l’établissement. Cette remise oriente parfois l’épargnant vers une gamme plus coûteuse en frais de gestion. Il faut donc comparer le coût global, et non le seul montant des droits de garde.
Le coût d’un ordre dans une autre devise
Un achat sur une place étrangère expose aux frais de change. Ils prennent la forme d’une commission explicite ou d’une marge intégrée au taux de conversion. Une tarification de 0,50 % en 2026 prélève 5 € pour convertir 1 000 €. Si la position est revendue puis reconvertie en euros à une valeur identique, 5 € supplémentaires sont facturés. Le change représente alors 10 €, hors courtage étranger.
Le compte en devises évite une conversion à chaque opération, mais il ne supprime pas le coût initial ni le risque de change. Une action gagnant 5 % en dollars en 2026 donnera un résultat différent en euros si le dollar baisse pendant la période de détention.
Banque traditionnelle ou courtier en ligne : comparer le coût total
Une banque traditionnelle réunit souvent le compte courant, le PEA, le compte-titres et le conseil en agence. Sa grille inclut fréquemment un courtage plus élevé et des droits de garde. Un courtier en ligne réduit généralement ces frais, avec un service centré sur l’exécution et une relation à distance. Les tarifs varient selon l’enveloppe, la place boursière et le type d’ordre.
Le tableau suivant repose sur une simulation datée de 2026. Il compare deux barèmes fictifs pour un ordre en ligne de 2 000 € sur une action française soumise à la TTF et un portefeuille de 10 000 € réparti sur huit lignes.
| Coût en 2026 | Banque traditionnelle | Courtier en ligne |
|---|---|---|
| Courtage sur 2 000 € | 9,90 € | 3,90 € |
| TTF à 0,4 % | 8 € | 8 € |
| Droits de garde annuels | 65 € | 0 € selon le barème simulé |
| Coût total la première année | 82,90 € | 11,90 € |
La différence atteint 71 € la première année dans cet exemple de 2026. Elle vient surtout des droits de garde. La TTF reste identique, car elle dépend du titre acheté et non de l’intermédiaire.
Vérifiez aussi les frais sur les marchés étrangers, les virements, le transfert du compte, l’inactivité et les données de marché optionnelles. Un ordre annoncé à 1 € en 2026 perd son intérêt si une conversion de 0,80 % ajoute 16 € sur un achat étranger de 2 000 €.
La qualité d’exécution compte également. Un ordre au marché donne la priorité à l’exécution, sans garantir le prix exact. Un ordre à cours limité fixe le prix maximal à l’achat ou minimal à la vente. Sur Euronext Paris, la séance continue se déroule de 9 h 00 à 17 h 30 en 2026, avant le fixing de clôture à 17 h 35. Une faible liquidité ou un ordre placé hors séance élargit parfois l’écart entre achat et vente.
À retenir avant la leçon 8
La fréquence des ordres change fortement la facture. En 2026, douze achats mensuels facturés 4 € représentent 48 € de courtage. Quatre achats trimestriels au même tarif coûtent 16 €, pour un montant annuel investi identique.
- Calculez le courtage en pourcentage de chaque ordre. Des frais de 4 € pèsent 0,80 % sur 500 €, contre 0,20 % sur 2 000 € en 2026.
- Ajoutez la TTF avant de valider un achat éligible. Son taux de 0,4 % représente 8 € sur 2 000 € en 2026.
- Contrôlez les coûts récurrents. Des droits de garde de 65 € par an consomment 0,65 % d’un portefeuille de 10 000 € en 2026.
- Comparez un scénario annuel complet. Courtage, fiscalité de l’ordre, garde, change et spread donnent un coût plus lisible qu’un tarif promotionnel isolé en 2026.

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