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En 2026, la séance d’Euronext Paris dure de 9 h 00 à 17 h 30, mais quelques secondes suffisent pour transmettre un ordre de Bourse. Entre l’ordre au marché, l’ordre à cours limité et l’ordre à seuil de déclenchement, le choix détermine votre prix, votre priorité et le risque de ne pas être exécuté.
Lire le carnet d’ordres avant d’acheter une action
Un ordre de Bourse transmet une instruction d’achat ou de vente. Il précise le titre concerné, le nombre d’actions, le type d’ordre et sa durée de validité. L’intermédiaire l’envoie ensuite vers le marché sur lequel l’action est cotée.
Le carnet d’ordres regroupe les acheteurs et les vendeurs. À gauche figurent les quantités demandées et les prix proposés à l’achat. À droite apparaissent les quantités offertes et les prix demandés à la vente. Une transaction a lieu quand un prix d’achat rencontre un prix de vente compatible.
Dans un exemple pédagogique daté de 2026, une action affiche un dernier cours de 100 €. Le carnet contient 40 actions proposées à 100,10 €, puis 70 actions à 100,30 €. Le cours de 100 € indique la dernière transaction, mais il ne garantit pas qu’un nouvel achat sera exécuté exactement à ce prix.
En 2026, les ordres compatibles sont classés selon le prix, puis selon leur heure d’arrivée. À prix identique, l’ordre transmis avant les autres passe en priorité. Cette file d’attente explique pourquoi un ordre visible dans le carnet reste parfois non exécuté.
Le cours affiché raconte la dernière transaction. Le carnet d’ordres indique les prix réellement proposés au moment où vous intervenez.
La séance d’Euronext Paris se déroule de 9 h 00 à 17 h 30 en 2026, avec un fixing de clôture à 17 h 35. Un ordre saisi hors séance attend généralement la prochaine ouverture. En 2026, le marché est notamment fermé les 1er janvier, 3 avril, 6 avril, 1er mai et 25 décembre.

Ordre au marché : exécuter sans fixer de prix
L’ordre au marché donne la priorité à l’exécution. Vous indiquez une quantité, sans imposer de prix maximal à l’achat ni de prix minimal à la vente. L’ordre consomme les offres disponibles dans le carnet jusqu’à ce que la quantité demandée soit servie.
Reprenons un exemple daté de 2026. Vous souhaitez acheter 80 actions. Le carnet propose 40 actions à 100,10 €, puis 70 actions à 100,30 €. Votre ordre au marché achète alors 40 titres à 100,10 € et 40 titres à 100,30 €, hors frais. Le prix moyen d’exécution atteint 100,20 € par action en 2026, soit un montant total de 8 016 € hors frais.
Ce type d’ordre convient surtout aux titres liquides, lorsque la priorité porte sur l’achat ou la vente rapide. Il expose toutefois au glissement de prix. Entre la validation et l’exécution, les quantités disponibles évoluent. Sur une petite valeur, lors d’une ouverture agitée ou après une suspension de cotation, l’écart devient parfois marqué.
Un ordre au marché ne signifie donc pas un ordre au cours affiché. Il signifie une exécution aux prix disponibles. Une exécution partielle reste également possible si le carnet ne contient pas assez de titres ou si la cotation est interrompue.
Ordre à cours limité : maîtriser son prix d’achat ou de vente
L’ordre à cours limité fixe une frontière à ne pas franchir. Pour un achat, la limite représente le prix maximal accepté. Pour une vente, elle correspond au prix minimal demandé. Le contrôle du prix passe avant la certitude d’exécution.
Dans l’exemple demandé, daté de 2026, l’action cote 100 € et vous placez un ordre d’achat limité à 98 €. Votre ordre n’achète aucun titre tant qu’aucun vendeur n’accepte 98 € ou moins. Il rejoint le carnet du côté des acheteurs et attend qu’une offre compatible arrive.
Si l’action baisse à 98 € en 2026, l’exécution dépend encore de la quantité proposée et de votre position dans la file. Plusieurs investisseurs ont peut-être placé leur ordre à 98 € avant vous. Votre ordre de 50 actions pourra être exécuté en totalité, en partie ou rester en attente.
Une limite n’impose pas une exécution exactement au prix indiqué. Si l’action ouvre à 97 € en 2026 et que des vendeurs proposent suffisamment de titres à ce niveau, votre achat limité à 98 € est exécuté à 97 €. Vous obtenez alors un prix inférieur à votre maximum.
À la vente, le mécanisme est inversé. Avec un titre coté 100 € en 2026, un ordre de vente limité à 103 € reste en attente tant qu’aucun acheteur ne propose 103 € ou davantage. Cette méthode évite une vente sous le prix choisi, mais le titre risque de baisser sans que l’ordre soit exécuté.
Avec une limite, vous contrôlez le prix, pas l’exécution. Avec un ordre au marché, vous privilégiez l’exécution, pas le prix final.
Ordre à seuil de déclenchement et durée de validité
L’ordre à seuil de déclenchement, souvent appelé ordre stop, devient actif lorsqu’un cours déterminé est atteint. À la vente, il sert généralement à réagir à une baisse. À l’achat, il permet d’intervenir lorsqu’un titre franchit un niveau fixé.
Dans un exemple daté de 2026, vous détenez une action cotée 100 € et placez un seuil de vente à 94 €. Tant que le seuil n’est pas touché, aucune vente n’est envoyée comme ordre exécutable dans le carnet central. Dès qu’une transaction déclenche le niveau de 94 €, l’instruction se transforme en ordre au marché.
Le prix final n’est pas garanti. Si une mauvaise nouvelle fait passer directement les offres de 95 € à 90 € en 2026, le seuil fixé à 94 € se déclenche, mais la vente risque d’être réalisée près de 90 €. Le seuil déclenche l’ordre sans créer d’acheteur au prix choisi.
Une plage de déclenchement ajoute une limite après le déclenchement. Elle contrôle davantage le prix, au prix d’un risque de non-exécution. Un seuil simple privilégie la sortie. Une plage privilégie l’encadrement du cours.
| Type d’ordre | Priorité | Exemple daté de 2026 | Risque principal |
|---|---|---|---|
| Au marché | Exécution | Achat immédiat autour de 100 € | Prix final différent du cours affiché |
| À cours limité | Prix | Achat maximal fixé à 98 € | Ordre non exécuté |
| À seuil | Déclenchement | Vente activée à 94 € | Exécution sous le seuil |
Validité jour ou révocation
La validité détermine combien de temps l’ordre reste actif. Un ordre à validité jour expire à la fin de la séance s’il n’a pas été exécuté. Un ordre saisi à 15 h 00 le 12 juin 2026 avec une validité jour disparaît après la séance du 12 juin 2026, sous réserve des règles de l’intermédiaire.
La validité à révocation maintient l’ordre jusqu’à son exécution, son annulation ou l’échéance technique prévue par l’établissement. Le courtier fixe souvent une date maximale. Une opération sur le titre, comme un détachement de dividende ou une division d’actions, entraîne parfois l’annulation ou l’ajustement des ordres en attente.
Un ordre limité à 98 € valable à révocation en 2026 reste donc exposé aux mouvements futurs du titre. Vérifiez régulièrement sa pertinence, le solde disponible et les frais appliqués. Une modification de quantité ou de prix entraîne généralement une nouvelle priorité dans le carnet.
À retenir avant la leçon 6
- En 2026, un ordre au marché de 80 actions privilégie l’exécution, mais plusieurs prix peuvent être appliqués.
- En 2026, un ordre à cours limité fixé à 98 € bloque tout achat au-dessus de 98 €, sans garantir l’obtention des titres.
- En 2026, un seuil de vente à 94 € déclenche un ordre lorsque ce niveau est atteint, sans garantir une vente à 94 €.
- En 2026, la validité jour s’arrête après la séance concernée, tandis que la validité à révocation reste active selon l’échéance fixée par votre intermédiaire.

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