En 2026, le prélèvement forfaitaire unique retire 30 % des intérêts d’un compte à terme. Sur 10 000 € placés pendant 12 mois, le taux brut affiché par la Caisse d’Épargne ne correspond donc jamais au gain réellement disponible.
Comment fonctionne un compte à terme Caisse d’Épargne ?
Un compte à terme Caisse d’Épargne consiste à déposer une somme pour une durée fixée dans le contrat. En contrepartie de cette immobilisation, la banque verse des intérêts. Le capital ne subit pas les variations des marchés financiers.
Le taux dépend de la caisse régionale, de la durée, du montant placé et des offres commerciales proposées au moment de la souscription. En 2026, il n’existe donc pas un taux national unique valable dans toutes les agences Caisse d’Épargne. Une simulation personnalisée reste nécessaire pour connaître la rémunération exacte.
Le contrat précise plusieurs données à contrôler avant de verser l’argent :
- le taux annuel brut, fixe ou progressif ;
- la durée du placement, souvent exprimée en mois ;
- le dépôt minimal demandé en 2026 ;
- le montant total des intérêts à l’échéance ;
- les conditions d’un retrait avant le terme ;
- la méthode appliquée pour calculer les intérêts ;
- les modalités de renouvellement du compte.
Avec un taux fixe, la rémunération est connue dès la signature. Avec un taux progressif, elle augmente par paliers. Le dernier taux affiché ne représente alors pas le rendement de toute la période. Vous devez regarder le taux actuariel annuel brut ou le montant total d’intérêts prévu par le contrat.
La donnée utile n’est pas le taux le plus élevé de la grille. C’est le montant net que vous récupérez à l’échéance, après fiscalité et éventuelle pénalité de retrait.

Calcul du rendement net sur 10 000 € pendant 12 mois
Prenons une offre hypothétique à 2,25 % brut par an en 2026. Ce taux sert uniquement à montrer le calcul. Il ne constitue pas le tarif national du compte à terme Caisse d’Épargne.
Étape 1 : calculer les intérêts bruts
Sur 10 000 € placés pendant 12 mois à 2,25 %, les intérêts bruts atteignent 225 € en 2026. Le calcul est direct : 10 000 € × 2,25 % = 225 €.
Étape 2 : retirer le prélèvement forfaitaire unique
Les intérêts d’un compte à terme sont fiscalisés. En 2026, le prélèvement forfaitaire unique, ou PFU, atteint 30 %. Il comprend 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.
Sur 225 € d’intérêts bruts, la fiscalité représente 67,50 € en 2026. Le gain net s’élève donc à 157,50 €. À l’échéance, vous récupérez 10 157,50 €, sous réserve qu’aucune pénalité ni condition particulière ne réduise la rémunération.
| Calcul sur 12 mois | Montant en 2026 |
|---|---|
| Capital placé | 10 000 € |
| Taux annuel brut pris en exemple | 2,25 % |
| Intérêts bruts | 225 € |
| Impôt sur le revenu à 12,8 % | 28,80 € |
| Prélèvements sociaux à 17,2 % | 38,70 € |
| Fiscalité totale à 30 % | 67,50 € |
| Intérêts nets | 157,50 € |
| Capital récupéré | 10 157,50 € |
Le rendement net ressort à 1,575 % sur 12 mois. Une méthode rapide consiste à multiplier le taux brut par 70 % lorsque le PFU de 30 % s’applique. Un compte à terme rémunéré à 2,25 % brut donne ainsi 1,575 % net en 2026.
Compte à terme, Livret A, LEP ou PEL : comparaison en 2026
Le compte à terme doit être comparé avec les produits déjà disponibles dans votre banque. Un taux brut supérieur ne garantit pas un gain net supérieur. Les livrets réglementés bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
| Placement | Taux de référence | Fiscalité | Disponibilité |
|---|---|---|---|
| Compte à terme, exemple sur 12 mois | 2,25 % brut en 2026, soit 1,575 % net avec le PFU | PFU de 30 % | Capital bloqué selon le contrat |
| Livret A | 1,70 % net en 2026 | Exonération totale | Retraits libres, plafond de 22 950 € |
| LDDS | 1,70 % net en 2026 | Exonération totale | Retraits libres, plafond de 12 000 € |
| LEP | 2,70 % net en 2026 | Exonération totale | Retraits libres, plafond de 10 000 €, sous condition de revenus |
| PEL ouvert en 2025 | 1,75 % brut | PFU de 30 % par défaut | Retrait entraînant la clôture |
Avec le PFU de 30 %, un compte à terme doit servir au moins 2,43 % brut en 2026 pour dépasser un Livret A rémunéré à 1,70 % net. Le seuil se calcule ainsi : 1,70 % ÷ 70 % = 2,43 %.
Pour dépasser le LEP à 2,70 % net, le taux du compte à terme doit atteindre environ 3,86 % brut en 2026. Si vous êtes éligible au LEP et que son plafond de 10 000 € n’est pas rempli, ce livret conserve un avantage net et reste disponible à tout moment.
Le compte à terme retrouve un intérêt lorsque les livrets réglementés sont au plafond, lorsque le taux proposé dépasse leur rendement net ou lorsque vous souhaitez bloquer une somme afin de ne pas la dépenser. Il convient surtout à une dépense connue et datée : apport immobilier, travaux, achat d’un véhicule ou complément de trésorerie à une échéance précise.
Quelle fiscalité s’applique aux intérêts en 2026 ?
La banque prélève généralement le PFU lors du versement des intérêts. En 2026, cette retenue comprend 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Les intérêts figurent ensuite sur l’imprimé fiscal transmis pour votre déclaration annuelle.
Vous conservez la possibilité d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option concerne l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers et des plus-values entrant dans son champ pour l’année fiscale. Elle ne se choisit pas produit par produit.
Un foyer non imposable ou situé dans une tranche basse peut obtenir un résultat plus favorable avec le barème. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus en 2026. Avant d’exercer cette option, comparez l’impôt total du foyer avec le PFU de 12,8 %, et non le seul rendement du compte à terme.
Une dispense de l’acompte d’impôt sur le revenu peut être demandée lorsque le revenu fiscal de référence respecte les seuils en vigueur. Cette dispense concerne l’acompte de 12,8 %, pas les prélèvements sociaux de 17,2 %. Elle ne transforme donc pas les intérêts en revenus exonérés.

Les conditions à vérifier avant de bloquer votre épargne
Le coût d’un retrait anticipé
Un compte à terme n’offre pas la souplesse d’un livret. Si vous réclamez votre capital avant l’échéance prévue en 2026, la banque applique les règles inscrites au contrat. La rémunération peut être recalculée à un taux inférieur. Un délai de préavis peut aussi être imposé.
Conservez une épargne de précaution disponible avant la souscription. Une réserve équivalente à plusieurs mois de dépenses courantes évite de casser le compte à terme pour régler une facture imprévue. Le Livret A, le LDDS ou le LEP répondent mieux à ce besoin de liquidité.
Le renouvellement à l’échéance
Certains contrats prennent fin automatiquement. D’autres prévoient un renouvellement, parfois avec un nouveau taux. Vérifiez la règle appliquée en 2026 et le délai disponible pour refuser une reconduction. Le taux initial n’est pas forcément conservé lors d’un renouvellement.
La protection du dépôt
Le capital placé sur un compte à terme entre dans la garantie des dépôts bancaires, dans la limite globale de 100 000 € par déposant et par établissement en 2026. Cette limite regroupe les dépôts couverts détenus dans la même banque. Elle ne s’applique pas séparément à chaque compte.
Le taux réellement proposé par votre caisse régionale
Demandez une proposition écrite indiquant le taux annuel brut, la durée exacte et les intérêts nets estimés. Pour 10 000 € sur 12 mois, chaque écart de 0,10 point de taux brut représente 10 € d’intérêts bruts en 2026, soit 7 € nets après un PFU de 30 %.
Comparez aussi plusieurs durées. Bloquer 10 000 € pendant 24 ou 36 mois pour gagner quelques dixièmes de point réduit votre liberté financière. Une échelle de comptes à terme, avec plusieurs échéances, répartit les dates de récupération du capital.
- notez la date exacte à laquelle vous aurez besoin des 10 000 € ;
- gardez votre épargne de précaution sur un support disponible ;
- comparez le rendement net avec le Livret A à 1,70 % en 2026 ;
- contrôlez la pénalité prévue avant l’échéance ;
- demandez le montant net versé, pas seulement le taux brut affiché ;
- refusez une durée plus longue si elle ne correspond pas à votre projet.
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